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En bonne santé grâce aux plantes

1er Numéro

 

L' AIL

NOMS COMMUNS : ail cultivé, chapon

FAMILLE : Liliacées

ORIGINE : Probablement originaire d’Asie centrale, l’ail a été introduit en Europe dès les débuts de l’agriculture et se cultive un peu partout, mais sa consommation est beaucoup plus populaire dans les régions méditerranéennes.

Un peu d’histoire

Selon Hérodote, l’ail figurait au menu des bâtisseurs de la grande pyramide de Gizeh, sous la IVe dynastie égyptienne, pour leur donner des forces et les protéger des épidémies. Les athlètes et les lutteurs grecs en croquaient aussi quelques gousses avant d’entrer dans l’arène, et les Romains l’utilisaient pour ses propriétés toniques.

Si Dioscoride, au Ier siècle, vantait les vertus de l’ail, ceux qui en avaient mangé ne pouvaient toutefois entrer dans les temples.

Charlemagne conseillait sa culture dans ses capitulaires, et au Moyen Âge il poussait en abondance dans les jardins des monastères. En Suède, on attachait une gousse d’ail autour du cou des vaches pour les protéger des trolls.

Aspect botanique

L’ail est une plante vivace bulbeuse de 30 à 90 cm de haut, pouvant s’étaler jusqu’à 30 cm de largeur, qui a des feuilles longilignes en forme de fer de lance de couleur gris-vert. Le bulbe est un ensemble de caïeux, appelés gousses, réunis par une tunique blanchâtre et disposés sur un plateau. Ses racines chevelues sont accrochées en dessous du plateau.

Utilisations

De nos jours, on se sert surtout de l’ail en cuisine, mais les vertus médicinales de ces gousses sont nombreuses et efficaces. Ecrasé, en décoction dans du lait ou de l’eau, ou sous forme de sirop, l’ail présente des vertus antibiotiques contre les affections respiratoires et pulmonaires, la grippe, la bronchite chronique, l’emphysème et la toux. Il soulage également les troubles digestifs de tout ordre.

Les gousses d’ail sont fébrifuges. On peut les utiliser en cas de fièvre liée au paludisme. Croquez 1 gousse matin et soir (six fois par jour maximum) jusqu’à la disparition de la fièvre.

L’ail est un hypotenseur : pour faire baisser la tension, buvez le matin à jeun un verre d’eau dans lequel a macéré toute la nuit une gousse écrasée, et renouvelez tous les jours jusqu’à la reprise d’une tension normale.

L’ail a des vertus stimulantes, il fait baisser le taux de cholestérol et active les défenses immunitaires. L’usage d’ail frais est donc particulièrement recommandé en cuisine.

En sirop, à raison de 1 cuillerée à café trois fois par jour, l’ail est un remarquable vermifuge.

On l’emploie aussi en usage externe, frotté sur la peau, en protégeant les parties saines pour éviter leur nécrose, pour éliminer les cors aux pieds et les verrues.

Préparations

L’ail se consomme généralement en condiment alimentaire, en jus, en décoction dans du lait, en sirop et en tisane.

Le jus s’obtient par pression des gousses fraîches.

La décoction dans le lait se prépare à raison de 10 g d’ail haché dans 1 litre de lait. Laissez bouillir doucement 3 à 5 minutes et buvez chaud tout au long de la journée.

Le sirop d’ail, pour ceux qui n’aiment pas le lait, a les mêmes usages que la décoction dans le lait. Versez 100 g d’ail broyé et 200 g de sucre bio dans 20 cl d’eau et faites bouillir jusqu’à l’obtention du sirop.

La tisane s’obtient, avec les mêmes proportions que pour la décoction dans le lait, en décoction de 6 minutes dans de l’eau bouillante, suivie d’une infusion de 3 minutes, feu éteint et récipient couvert.

Une recette simple

La tisane de gousse d’ail constitue un excellent antiseptique intestinal et respiratoire. Plongez une tête d’ail écrasée dans 1 litre d’eau frémissante. Faites bouillir pendant 6 minutes, puis laissez infuser 3 minutes. Buvez 3 tasses de cette tisane par jour, jusqu’à la disparition des symptômes.

Toxicité et précaution d’emploi

Une consommation excessive d’ail frais, en poudre ou en extrait, peut entraîner des brûlures d’estomac. L’ail n’est pas recommandé aux femmes allaitantes.

 

2e Numéro

 

L' OLIVIER

NOM COMMUN : olive

FAMILLE : Oléacées

ORIGINE : Originaire des régions méditerranéennes, l’olivier est maintenant cultivé partout dans le monde.

Un peu d’histoire

C’est en Asie occidentale, où il existait à l’état sauvage, que l’olivier a été domestiqué. Très apprécié dès l’époque sumérienne, il est un pilier des anciennes civilisations méditerranéennes.

Arbre de la sagesse et de la paix, arbre sacré quand il fut introduit en Italie via la Grèce, il est aujourd’hui cultivé sur les cinq continents, dans une trentaine de pays.

Aspect botanique

L’olivier est un arbre de 10 à 15 m de haut, dont la tige couverte d’une écorce lisse grise porte des rameaux tortueux blanc grisâtre. Les feuilles gris-vert et soyeuses en dessous sont opposées, persistantes, pétiolées, oblongues, coriaces et entières. Les fleurs blanchâtres dressées forment des grappes axillaires au bord des feuilles. Le fruit bien connu, l’olive, est ellipsoïde ou ronde et verte, puis noire en mûrissant. Le noyau osseux renferme une à deux graines.

Utilisations

Le fruit de l’olivier est utilisé comme aliment et en huile depuis des temps très anciens. On connaît moins ses vertus médicinales ainsi que celles de la feuille, que l’on consomme en tisane.

L’huile d’olive consommée régulièrement a des effets bénéfiques sur le cholestérol. Pour les maladies cardio-vasculaires, elle est un élément préventif reconnu, ainsi que pour le vieillissement, la tension artérielle et l’ostéoporose. Elle renforce le système immunitaire et a des effets laxatifs.

La feuille d’olivier, consommée en tisane, améliore la circulation sanguine, prévient et traite l’hypertension et l’artériosclérose (durcissement et épaississement des parois des artères). Elle possède des vertus diurétique (stimule les reins pour augmenter la production d’urine) et cholagogue (accélère l’évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire vers l’intestin), et c’est un antidiabétique.

Préparation

Avec les feuilles séchées, on pratique une décoction légère de 3 minutes, suivie d’une infusion de même durée, feu éteint et récipient couvert, à raison de 3 pincées pour 1 litre d’eau.

Une recette simple

Pour lutter contre l’hypertension, vous pouvez, après avis médical, réaliser une infusion de feuilles d’olivier, à raison de 20 feuilles environ pour 1 litre d’eau. Portez à ébullition et laissez réduire de moitié. Filtrez et laissez refroidir. Consommez une tasse de cette tisane chaque matin pendant au moins 2 semaines.

Toxicité et précaution d’emploi

Par prudence, les préparations contenant des extraits de feuilles d’olivier sont déconseillées aux femmes enceintes sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

La prise de feuilles d’olivier peut augmenter l’effet des médicaments hypotenseurs et hypoglycémiants, ou s’ajouter aux effets de plantes aux propriétés similaires. Si vous êtes sous traitement médicamenteux, prenez soin de le préciser à votre médecin ou à votre pharmacien avant de vous faire prescrire ou conseiller un traitement phytothérapique à base de feuilles d’olivier.